NOUVEL ALBUM - SORTIE LE 30 MARS

LE DÉBUT DE LA SUITE




DECOUVRIR

News

Vidéos

Discographie

Le début de la suite

Les aiguilles de la montre
Ne tournent que dans un sens
Quand on la remonte
C’est encore pour qu’elle avance

C’est le début de la suite

Pourquoi lire à l’envers
Un calendrier
Le journal d’hier
Aux nouvelles périmées

C’est le début de la suite

En avant, en avant la fuite
En avant, t’inquiète pas petite
Demain est un autre jour
Toujours
Le début de la suite

Pourquoi courir derrière
Des trains partis d’puis des années ?
On n’arrivera jamais à l’heure
Aux rendez-vous qu’on a ratés

C’est le début de la suite

En avant, en avant la fuite
En avant, t’inquiète pas petite
Demain est un autre jour
Toujours
Le début de la suite

Le passé, c’est le passé
On n’y peut rien changer
Ce sont les salopards
Qui récrivent l’histoire

Un genou à terre
Regrets, chagrins anciens
Sac à dos de pierres
Ça ! C’est le début de la fin !

En avant, en avant la fuite
En avant t’inquiète pas petite
Demain est un autre jour
Toujours
Le début de la suite

Le début de la suite

La petite vendeuse

Une vendeuse en pause
Allume morose
Sa deuxième cigarette

Sur le trottoir arrière
De la rue derrière
Les Galeries Lafayette

Elle est pas malheureuse
La petite vendeuse
Et de loin on dirait
Presque du bonheur
Quand l’antidépresseur
Fait enfin de l’effet

Une vendeuse en pause
Vêtue comme impose
Le grand magasin

Du côté livraison
Réserve et camions
Qui déchargent au matin

Elle est pas malheureuse
La petite vendeuse
Et de loin on dirait
Presque du bonheur
Quand l’antidépresseur
Fait enfin de l’effet

Rayon maroquinerie
Elle attise l’envie
De clientes aisées

Vend des jolis sacs
À la mode et de marque
Qu’elle ne peut pas acheter

Elle est pas malheureuse
La petite vendeuse
Et de loin on dirait
Presque du bonheur
Quand l’antidépresseur
Fait enfin de l’effet

Elle joue son rôle et bien
Je la regarde de loin
Un peu dissimulé

Comme j’ai l’air d’un pervers
Le vigile me repère
Je préfère m’en aller

Elle est pas malheureuse
La petite vendeuse
Et de loin on dirait
Presque du bonheur
Quand l’antidépresseur
Fait enfin de l’effet

Je laisse ma vendeuse
À ses babioles coûteuses
À mes souvenirs

Je l’espère heureuse
Rien ne s’y oppose
Ça s’appelle l’avenir

Adieu ma vendeuse
Ne sois pas malheureuse
Je te l’interdis
Je voudrais te le dire
Mais je dois m’enfuir
Le vigile me poursuit

Revenu en cachette
Bonnet et lunettes
Mais tu n’étais plus là

Côté livraison
Côté rayons
Pas de trace de toi

Maintenant où es-tu ?
Je ne le saurai plus
Salaud de cupidon
Pour te garder près de moi
Je t’ai mise, m’en veux pas
Dans cette chanson
Pour te garder près de moi
Je t’ai mise, m’en veux pas
Dans cette chanson

Marathonien

J’habite une ville nouvelle
Je suis joggeur militant
Elle est plus propre que belle
On confond les deux souvent

Sur la piste je tourne autour
Du lac artificiel
Je poste, on like mon parcours
Est-ce que c’est bien réel !
J’accélère le rythme
Sentir cogner dans ma poitrine
Je cours un peu plus vite
Que mon cœur enfin tambourine
Palpite

Marathonien à la petite semaine
Marathonien un peu à la traîne

J’aime voir cavaler les nouveaux
Après les fêtes de fin d’année
Ils s’entraînent comme des pros
Jusqu’à presque mi-janvier

Parfois une jolie athlète
Ravive les forças du sentier
On bombe le torse, relève la tête
On est des lévriers

J’accélère le rythme
Sentir cogner dans ma poitrine
Je cours un peu plus vite
Que mon cœur enfin tambourine
Palpite

Marathonien à la petite semaine
Marathonien un peu à la traîne

Après la course je fais les courses
Immobile sur l’Escalator
Je déambule, je me ressource
M’interroge sur mon sort !

J’prends du savon au romarin
Dans un faux mas provençal
Du centre commercial voisin
Aux majestés de cathédrale

J’accélère le rythme
Sentir cogner dans ma poitrine
Je cours un peu plus vite
Que mon cœur enfin tambourine
Palpite

Marathonien à la petite semaine
Marathonien un peu à la traîne

Marathonien
Marathonien quand même !

Feu de joie

Allumons un feu
Avec ce qui ne va pas
Ce qui rend malheureux
Brûlons tout ça

Réduisons en cendres
Les blessures
Réduisons ensemble
Nos fractures

Et ce sera, tu verras, un feu de joie
Et ce sera, tu verras, un feu de joie

Pour remplacer les bûches
Les reproches crétins
Leurs minables embûches
Crameront bien

Feux d’artifice
Si l’on jette dedans
Amitié factice
Amour décevant

Et ce sera, tu verras, un feu de joie
Et ce sera, tu verras, un feu de joie

Vois comme s’enflamme
Ce qui nous consommait
Soyons pyromanes
Des entraves qu’on avait

Nos regrets
Des étincelles
Chagrins follets
Crépitent au ciel

Remords stériles
En fumée
L’inutile
Dans le brasier

Et ce sera, tu verras, un feu de joie
Et ce sera, tu verras, un feu de joie

Un jeu de joie
Un jeu de joie

Le destin

Non, tout n’est pas écrit
Il n’y a pas de grand livre
Dans lequel est inscrit
Ce qu’il nous reste à vivre

Le stylo nous appartient
Les fautes, les ratures
Aussi les passages bien
C’est notre écriture

Ce qui est tout tracé
Ce n’est que le passé
L’avenir au contraire…

Je ne crois pas au destin
Qui expliquerait tout
On ne connaît son chemin
Que quand on arrive au bout

Il ne faut pas croire
Qui prétend le contraire
Histoire qu’on fasse pas l’histoire
Qu’on le laisse faire

Ce qui est tout tracé
Ce n’est que le passé
L’avenir au contraire
Grand ouvert

C’est pas prévu d’avance
Y a pas de providence

Ce qui est tout tracé
Ce n’est que le passé
L’avenir au contraire…

Qu’on se lève tôt ou tard
Demain est à nous
Jusqu’au matin trop tard
On se lèvera plus du tout

L’avenir indocile
A bien sûr le dernier mot
Mais c’est aux plus serviles
Qu’il ne fait pas de cadeau

Ce qui est tout tracé
Ce n’est que le passé
L’avenir au contraire
Grand ouvert

C’est pas prévu d’avance
Y a pas de providence

Ce qui est tout tracé
Ce n’est que le passé
L’avenir au contraire
Grand ouvert

C’est pas prévu d’avance
Y a pas de providence

Le complexe du sédentaire

Pas de bateau à voiles
Dans ton jardin
Rien de tropical
Une balançoire et un chien

Tu rêves de grand large
Taquiner le crocodile
T’es un lion en cage
Un 4x4 en ville

Ta place, c’est la jungle
L’aventure, les déserts
Papillon qu’on épingle
Écartelé, sous verre

C’est le complexe du sédentaire
Tête en mer et pied à terre
Mais pour quelqu’un de tout là-bas
Le bout du monde t’y es déjà

Tu rêves d’océan
Avec toi dessus
Cheveux au vent
Même si t’en as plus

Ne plus dire : « À ce soir»
« À tout à l’heure » à ta femme
Mais faire de loin au revoir
À une vahiné en larmes !

C’est le complexe du sédentaire
Tête en mer et pied à terre
Mais pour quelqu’un de tout là-bas
Le bout du monde t’y es déjà

Partir
Ne jamais revenir
Partir
Ne jamais revenir

Partir enfin
Quitter le port
Faire le marin
Nommer les vents

Faire le malin
Seul maître à bord
Voir au loin
Qu’il est grand temps

De paniquer, de pleurer sa mère
Ce vacarme, c’est le mât qui s’affale

T’as peur, le mal de mer
Et pas la moindre notion de voile

C’est le complexe du sédentaire
Tête en mer et pied à terre
Mais pour quelqu’un de tout là-bas
Le bout du monde t’y es déjà

Partir
Ne jamais revenir
Partir
Ne jamais revenir

L’herbe n’est pas plus verte ailleurs
On s’en doute, c’est pas l’problème
Si on veut être des voyageurs
C’est pour vérifier par nous-mêmes

Partir
Ne jamais revenir

Chevaliers sans armure (with Alexandre Tharaud)

Ici on préfère
Être simple visiteur
Plutôt que recevoir
Vaut mieux apporter les fleurs

Ça transpire l’angoisse
Et la Bétadine
Si tout le monde y passe
C’est pas pour la cuisine

Il y a dans ces murs
De la force, de l’espoir
Chevaliers sans armure
Au fond de ces couloirs

Du courage et du cœur
Des combats à livrer
Des ennemis intérieurs
Des batailles à gagner

On proteste, on trépigne
Urgence pas assez urgente
Mais c’est plutôt bon signe
Lorsque les patients patientent

Quand tout s’agite
Qu’une blouse blanche en courant
S’occupe de toi tout d’suite
C’est là que c’est inquiétant

Il y a dans ces murs
De la force de l’espoir
Chevaliers sans armure
Au fond de ces couloirs

Du courage et du cœur
Des combats à livrer
Des ennemis intérieurs
Des batailles à gagner

La détresse impartiale
Ne fait pas de différence
C’est bien là le scandale
On aimerait qu’elle en fasse

De la discrimination
Qu’elle ne s’en prenne qu’aux salauds
Et que les petits poissons
Elle les rejette à l’eau

Il y a dans ces murs
De la force, de l’espoir
De vrais petits durs
Au fond de ces couloirs

Du courage et du cœur
Des combats à livrer
Des ennemis intérieurs
Des batailles à gagner

Brève et approximative histoire de France

Big-bang
Dinosaures, préhistoire
Un Gaulois de légende
Émerge du brouillard

C’est pas fini

Des peuples désunis
Des rois fainéants
Les tout premiers cris
D’un pays enfant

C’est pas fini

Après l’âge de pierre
Du bronze et du fer
Peut-être nous vivrons
Un jour l’âge de raison

Elle est pas finie l’histoire
On n’a pas fini d’y croire
À l’avenir
Il est en marche, il faut s’y faire,
En avant pas en arrière
L’avenir
Et au bout du bout y a nous
Ici, maintenant

Litanie des dynasties
Jusqu’à en perdre la tête
Le drapeau sali
Pas que dans les défaites

C’est pas fini

Châteaux de la Loire
Saint-Barthélemy
Rebâtir avec les arts
Ce qu’ignorance détruit

Elle est pas finie l’histoire
On n’a pas fini d’y croire
À l’avenir
Il est en marche, il faut s’y faire,
En avant pas en arrière
L’avenir
Et au bout du bout y a nous
Ici, maintenant

Et d’obscurs illuminés
Voudraient éteindre les Lumières
De siècles à essayer
D’y voir plus clair

Mais elle est pas finie l’histoire
On n’a pas fini d’y croire
À l’avenir
Il est en marche, il faut s’y faire,
En avant pas en arrière
L’avenir
Et au bout du bout y a nous
Ici, maintenant

Chauffard

C’était sur l’autoroute, un départ en vacances
Tu roulais mal et vite, on a eu d’la chance
Tu zigzaguais en collant les pare-chocs
Y avait pas de poulets, alors tu faisais le coq

T’as beau jouer les durs mais y a pas de quoi être fier
Parce que dans ma voiture y avait les enfants derrière
Ta vie j’m’en fous tu sais c’est pas mon problème
Mais un casse-cou, un vrai, ne risque que la sienne

Cherchons un synonyme à dangereux salopard
J’en ai un qui rime : chauffard !

Je pense que t’es un homme, c’est masculin chauffard
Vaniteux en Klaxon, en appel de phares
Tu crois qu’elle rend viril ta mauvaise conduite
Tu nous mets en péril pour tes problèmes de vit

Ça fait pas de toi un dur de m’éviter de justesse
Ça ne donne pas d’allure les excès de vitesse
J’te souhaite de perdre des points et d’en prendre dans la gueule
Ça fera un danger de moins quand t’auras plus d’bagnole

Cherchons un synonyme à dangereux salopard
J’en ai un qui rime : chauffard !

Tu sais, j’ai mis du temps à t’écrire cette chanson
Je savais pas comment t’appeler par ton nom
J’en ai fait des ratures, j’ai longuement corrigé
Pour pas dire « ordure » pour pas dire « fumier »

Cherchons un synonyme à dangereux salopard
J’en ai un qui rime : connard !

Exactement !

On jouait fort

Notre enfance était récente
On prenait du retard
Dans la salle d’attente
Où les adultes se préparent

On chantait dans des bars
Où des copains avaient l’bon goût
De venir nous voir
Et d’être autant soûls que nous

Les bars n’étaient pas grands
Et pas vraiment pleins
Souvent y avait moins de clients
Qu’on était de musiciens

On jouait faux
Bon d’accord !
Mais au moins
On jouait fort !

C’était pas la bohème
On n’avait ni faim ni froid
Un peu perdus quand même
Ça nous déplaisait pas

C’était le temps d’avant
Les selfies, Internet
Celui qu’les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître

On a fait toutes les conneries
Qu’on fait à cet âge-là
C’est dur de dire aujourd’hui
À mes enfants « ne les faites pas »

On jouait faux
Bon d’accord !
Mais au moins
On jouait fort !

De chansons en chansons
On a fait le tour de la France
Parce que y a pas d’raison
D’épargner la province

Les filles me tombaient dans les bras
J’étais un bourreau des cœurs
J’avais confiance en moi
J’étais sportif et non-fumeur

L’avantage d’écrire ses chansons
C’est qu’on raconte ce qu’on veut
Je parle six langues, j’joue du violon
J’mesure 1 m 82

On jouait faux
Bon d’accord !
Mais au moins
On jouait fort !

J’ai l’impression de te revoir
Là devant au premier rang
Une des rares alors à croire
Qu’les bars seraient d’plus en plus grands

Au hasard d’un rangement
Si tu tombes sur un vieux CD
Tu dois savoir malgré le temps
Que je ne t’ai pas oubliée

On jouait faux
Bon d’accord !
Mais au moins
On jouait fort !

On jouait faux
Bon d’accord !
Mais au moins
On jouait fort !

On jouait fort !
On jouait fort !

Le jeune vigile

Un jeune vigile
Embauche en civil
Au grand magasin

Il se déguise en cerbère
Sort du vestiaire
Talkie à la main

Il est un peu fragile
Le jeune vigile
Et de loin on dirait
Qu’il est calme et serein
Qu’il a peur de rien
C’est pas vrai

Il a de l’ambition
Et s’inquiète à raison
De ce que sera sa vie

Coach sportif
« Ce serait mon kiff »
Comme il dit

Il est un peu fragile
Le jeune vigile
Mais de loin on dirait
Qu’il est calme et serein
Qu’il a peur de rien
C’est pas vrai

Il aperçoit une vendeuse
À la gaîté trompeuse
Qui vend des sacs

Lui les sacs ils les fouille
Et quand il patrouille
C’est pour qu’elle le remarque

Il est un peu fragile
Le jeune vigile
Et de loin on dirait
Qu’il est calme et serein
Qu’il a peur de rien
C’est pas vrai

Gracile et gracieuse
La petite vendeuse
Son cœur a ravi

Il la regarde et repère
Dans l’allée un pervers
Qui la regarde aussi

Il est un peu fragile
Le jeune vigile
Mais de loin on dirait
Qu’il est calme et serein
Qu’il a peur de rien
C’est pas vrai

Il a chassé l’importun
Qui fuit comme un lapin
La vendeuse lui sourit

Princesse sauvée
Par son preux chevalier
Qui rougit

Il est un peu fragile
Le jeune vigile
Et de loin on dirait
Qu’il est calme et serein
Qu’il a peur de rien
C’est pas vrai

Le pervers est repassé
Bonnet sur la tête
Il l’a même pas coursé

La vendeuse en congé
Pas d’raison qu’il s’inquiète
Ça l’a fait rigoler

Son humeur est joyeuse
Car la petite vendeuse
Il la retrouve ce soir
Y aura des hauts des bas
Ils s’ront heureux ou pas
On peut pas savoir
Y aura des hauts des bas
Ils s’ront heureux j’sais pas
Mais je veux le croire

Ça ne sert à rien une chanson

Ça n’sert à rien une chanson
Sauf à laisser partir
Ces choses qui s’en vont
Qu’il ne faut pas retenir

Ça ne sert à rien une chanson
C’est un feu précaire
Dont les braises rebrûleront
Dès qu’on soufflera son air

C’est vrai, c’est superflu
Comme une déclaration
À quelqu’un qui ne t’aime plus
C’est vrai, ce sont des mots lancés
Facultatifs comme tout ce dont
On ne peut se passer

Ça sert à rien une chanson
Sauf à célébrer les débuts
De l’amoureux qui confond
L’éphémère et l’absolu

Ça sert à rien une chanson
Sauf bien sûr à déplaire
Aux snobs des salons
Quand elle est populaire

C’est vrai, c’est superflu
Comme une déclaration
À quelqu’un qui ne t’aime plus

C’est vrai, ce sont des mots lancés
Facultatifs comme tout ce dont
On ne peut se passer

Ça ne sert peut-être à rien
Une chanson
Mais voilà !
C’est tout c’qu’on a trouvé
Pour tenir tête aux cons
Qui voudraient nous empêcher d’chanter

C’est vrai, c’est superflu
Comme une déclaration
À quelqu’un qui ne t’aime plus
C’est vrai, ce sont des mots lancés
Facultatifs comme tout ce dont
On ne peut se passer

Concerts

Biographie

Un nouvel album de Bénabar ?

Pour quoi faire ?

Pourquoi se prendre la tête quand la télé lui offre un des plus beaux rôles de ces dernières années ? Pourquoi chanter quand le théâtre lui ouvre avec élégance les portes du succès ?

Pourquoi se mettre en danger quand les enfants grandissent et que passer du temps avec eux est un métal précieux dont chaque seconde vous file entre les doigts ?

Pourquoi ne pas tout simplement rejouer à l’infini, entouré de ses meilleurs amis, la fameuse scène du gigot dans Vincent, François, Paul et les autres… (que Bruno connaît par cœur) loin des critiques qui font mal et de l’adversité branchée ?

20 ans. 20 ans de carrière.

20 ans débuté juste avant l’irrémédiable et exponentielle accélération. 20 ans de portables, de réseaux sociaux. 20 ans plus bruts, plus directs, plus forts, plus trash, plus violents. Plus brillants aussi, car tel est le paradoxe. 20 ans qui ont transformé notre vie en une éreintante et passionnante liste d’informations permanentes, nous suivant jusque dans notre lit, s’invitant, presque malgré nous, dans nos âmes et nos esprits.

Bruno a besoin d’une pause. D’humain. De vrai. De chère, de rigolade et d’un retour urgent aux valeurs fondamentales : la famille, sa famille, l’amitié, la vérité.

La vie quoi !

Lire la suite

Biographie

Un nouvel album de Bénabar ?

Pour quoi faire ?

Pourquoi se prendre la tête quand la télé lui offre un des plus beaux rôles de ces dernières années ? Pourquoi chanter quand le théâtre lui ouvre avec élégance les portes du succès ?

Pourquoi se mettre en danger quand les enfants grandissent et que passer du temps avec eux est un métal précieux dont chaque seconde vous file entre les doigts ?

Pourquoi ne pas tout simplement rejouer à l’infini, entouré de ses meilleurs amis, la fameuse scène du gigot dans Vincent, François, Paul et les autres… (que Bruno connaît par cœur) loin des critiques qui font mal et de l’adversité branchée ?

20 ans. 20 ans de carrière.

20 ans débuté juste avant l’irrémédiable et exponentielle accélération. 20 ans de portables, de réseaux sociaux. 20 ans plus bruts, plus directs, plus forts, plus trash, plus violents. Plus brillants aussi, car tel est le paradoxe. 20 ans qui ont transformé notre vie en une éreintante et passionnante liste d’informations permanentes, nous suivant jusque dans notre lit, s’invitant, presque malgré nous, dans nos âmes et nos esprits.

Bruno a besoin d’une pause. D’humain. De vrai. De chère, de rigolade et d’un retour urgent aux valeurs fondamentales : la famille, sa famille, l’amitié, la vérité.

La vie quoi !

 

Que les choses soient claires, hors de question de garder l’œil vissé au rétro, bien au contraire, l’animal est trop intelligent.

Bruno sait qu’il doit prendre un peu de recul sur – non pas son métier de chanteur – mais sur l’essence de ce dernier.

Bruno doit réinventer Bénabar.

Dont acte.

 

Artisan dans l’âme, il va prendre son temps, travailler, peaufiner, revenir sans cesse sur le ton, les mots, le propos, se demandant inlassablement, en bon scénariste, où placer la caméra afin de mieux servir l’histoire.

Il faudra presque trois ans, pour se retrouver face à l’esquisse d’un acceptable nouveau projet. Restait désormais à décider comment le modeler, l’habiller, le mettre en adéquation avec la tonalité générale des chansons, l’air du temps et celui de son auteur. Où aller, et avec qui. Quand ?

Bruno se met à l’affût. Écoute, cherche des productions, organise des rencontres. Rien ne semble convenir exactement au son qu’il veut désormais.

Juillet 2017, alignement de planètes.

La rencontre, c’est Mark Daumail, âme du groupe Cocoon dont le dernier album Welcome Home et quelques productions réalisées auprès de son ami Stephan Eicher tournaient en boucle dans la maison Nicolini.

Deux hommes a priori pas destinés à se rencontrer, deux univers musicaux théoriquement éloignés : deux tons, deux styles, deux langues.

Mais aussi deux papas, deux vanneurs, deux passionnés, deux bons vivants.

Et puis il y a ces fameux Chevaliers sans armure. Ça faisait longtemps que pour des raisons très intimes, Bruno gardait cette chanson sur les enfants hospitalisés sans trop savoir s’il devait un jour l’enregistrer. De son coté, Mark (Daumail) avait écrit la quasi-totalité de son dernier album Welcome Home au chevet de son petit garçon hospitalisé au CHU de Bordeaux. Le genre de concordance qui, sans même qu’on en parle, rapprochent les hommes.

En un dîner, l’affaire était entendue.

 

À la fin d’un été passé sous le soleil provençal à peaufiner ses compos, Bruno s’installe chez Mark dans un ravissant petit village près de Bordeaux. Seul.

Et c’est ainsi, entre éclats de rire et nuits embrumées, accords précis et coups de génie que va naître, dans le home studio de Cocoon, l’attendu 8ème bébé.

 

Beaucoup plus folk, avec cette pointe électro et le son si reconnaissable de Mark, les chansons de Bruno vont trouver un écrin nouveau et une incroyable liberté, faite de légèreté et d’astuce.

Dans Le Début de la suite, il est question d’avenir, de positivité, il est aussi question d’aller de l’avant. Sans oublier l’incroyable marque de fabrique Bénabar faite de tendresse, d’acuité, d’autodérision et d’humour.

Et l’alchimie fonctionne : voulant des arrangements plus épurés, plus vifs, plus vivants, Mark et Bruno ont créé des chansons intemporelles.

Dans ce Début de la suite, vous allez sourire, danser, réfléchir et peut-être même pleurer. Le Bénabar bordelais 2018 est un grand cru.

Bon voyage.

 

Eric Jean-Jean

Photos